Club Auvergne Papier-Monnaie Chamalières

Saison 2018 - 2019

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Le plébiscite de 1920 pour le devenir du Schleswig

Quand le papier-monnaie se mêle de politique

Après la défaite du Danemark lors de la guerre des Duchés en 1864 et celle de l’empire austro-hongrois en 1866, les duchés de Schleswig, Holstein et Lauenbourg reviennent à la Prusse. Suite à la défaite de l’Allemagne en 1918, le gouvernement danois demanda à ce que soit réalisé un plébiscite afin que la population du Schleswig décida de son appartenance soit à l’Allemagne soit au Danemark. Trois zones furent délimitées dans le Schleswig selon que la population paraissait plus favorable à un rattachement au Danemark ou à l’Allemagne. Le 10 février 1920, les habitants de la zone I (la plus proche du Danemark) votèrent puis le 14 mars 1920 ce furent ceux de la zone II. Ceux de la zone III n’eurent pas à voter – à la demande des Danois - car considérés comme ethniquement allemands. A l’issue de ces votes, la zone I fut rattachée au Danemark. Le papier-monnaie peut faire passer des messages.

Tinglev 01/04/1920 Délimitation entre les deux zones

Dybbøl 18/04/1920 : rattachement au Danemark

Flensburg 14/03/1921 Commémoration du maintien dans l’Allemagne

(Extrait de la causerie rédigée par Jean-Yves LEFEVRE)

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Les billets maritimes

Dès le début du 20ème siècle, à bord des navires français, comme par exemple, le croiseur-cuirassé JULES FERRY, le porte-hélicoptère JEANNE D’ARC, les billets de banque étaient remplacés par des coupures spécifiques à chaque unité.

L’usage de ces billets a perduré sur les bateaux de croisière. Une série de 3 billets de la Compagnie Générale Transatlantique est connue.

(Extrait de la causerie rédigée par Jacques DUTANG)

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La croix de Lorraine sur les billets

Appelée également Croix d'Anjou, Croix d'Anjou-Lorraine ou Croix de Jérusalem, elle est faite d'une double traverse à deux branches parallèles inégales. L'origine de cet emblème est donc très ancienne et son histoire explique sa présence sur certains billets de banque de pays d'Europe centrale : Hongrie, Lituanie, Slovaquie, Tchécoslovaquie. Bien plus tard, en 1914, elle fut le symbole de la Lorraine française. Certains objets fabriqués par des Poilus dans les tranchées, en sont un témoignage. Et le 1er juillet 1940 elle fut l'emblème de la France Libre et de la Résistance par le Général de Gaulle, appelé alors Croix de la Libération.

Surcharge sur les billets Banque de l’Indochine pour les territoires d’Outre-Mer

(Extrait de la causerie rédigée par Jean-Claude AUSSERT)

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Les billets d'urgence de 1940

En 1940, la France est désarmée, divisée en deux parties par une ligne de démarcation. Le pays, complètement exsangue, est à l’arrêt. Devant l’urgence de pénurie monétaire, plusieurs villes décident de procéder à des « émissions de nécessité à circulation locale » avec l’accord de l’occupant ou pas. Au total, 34 émissions de nécessité sont recensées ; l’inventaire commencé en 2013 comptabilise actuellement 4502 billets. La période d’émission globale est extrêmement courte entre mai et juillet 1940. Alors, billets rares ou pas ?

Il ne faut pas perdre de vue que tous ces Billets d'Urgence (BU) ont été émis à une période confuse de notre Histoire.

Une étude très détaillée fait l'objet de l'ouvrage "Les billets d'urgence de 1940" rédigé par Yann-Noël HENON, paru fin novembre 2018, voir dans la rubrique Activités, Ouvrages.

BU d'Angers : 3 exemplaires connus

BU de Vesoul-Gray-Lure : 11 exemplaires connus

BU de Nantes : 2 exemplaires connus

(Extrait de la causerie rédigée par Yann-Noël HENON)

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Des billets mexicains fabriqués par la Banque de France

Dans les années 1860, en France, c’est la période du second Empire. Le Mexique, fortement endetté, connaît de nombreux coups d’état, une guerre civile.

Profitant de la guerre de Sécession en 1861, Napoléon III décide d’une expédition militaire vers le Mexique, voulant y construire une nation industrialisée alliée à la France et qui rivaliserait avec les Etats-Unis.

En 1863, l’archiduc Maximilien de Habsbourg sera couronné à Mexico. Napoléon III, voulant peut-être alors imposer son propre système monétaire au Mexique fait imprimer par la Banque de France 4 ou 5 billets « Banco de Mexico » de 5 (?), 10, 20, 100 et 200 pesos du type 1866.

Il s’agit d’une émission peu connue, très rare, faisant partie intégrante de l’histoire monétaire de la BDF.

Reproduction du billet paru dans live-auction CGB octobre 2017

Recto du 200 pesos

Verso du 200 pesos

(Extrait de la causerie rédigée par Monique FOUILLOUX)

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M. SCHLUMBERGER : le faussaire presque malgré lui

Fin du 19ème siècle, la Banque de France conçut et mit en circulation les billets de la série dite BLEU ET ROSE (50, 100, 500 et 1000F), elle les pensait inimitables. C'est le début de la photographie. La fabrication des billets avec les 2 passages Bleu et Rose devaient les rendre peu « impressionnables » sur la pellicule photo, donc infalsifiables. Un savant chimiste, M. SCHLUMBERGER montrera à la BDF qu'il existe un moyen photographique de reproduire les différents dessins des billets avec leurs couleurs et leurs teintes, qu'il peut reconstituer la plaque bleue et la plaque rose. Il était sur la voie de découvrir un procédé de fabrication de billets multicolores dont la reproduction présenterait de grandes difficultés. Mais plainte fut déposée car toute reproduction de billets est punie par la loi.

Planche de la couleur Rose

Planche de la couleur Bleue

(Extrait de la causerie rédigée par Yves JEREMIE)

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